Vivaldi


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Antonio Lucio Vivaldi est né à Venise en 1678. Il est vraisemblablement asthmatique depuis sa plus tendre enfance et commence sa carrière comme prêtre en étant ordonné à vingt-cinq ans. Il parvient à se faire exempter des devoirs incombant à sa mission et commence à composer et enseigner. Il est nommé responsable musical à la Pietà, ce qu’il fera jusqu’à la fin de sa vie. Il voyage également dans toute l’Europe, jouant et composant dans les plus grandes villes européennes comme Rome (jouant devant le pape en 1722 et en 1724), Dresde, Florence, Amsterdam, Prague et Vienne où il meurt pauvre et abandonné de tous en 1741.

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Par quoi commencer ?

Le mieux est de débuter par ses très célèbres Quatre Saisons. Si vous êtes un amateur de musique sacrée, je vous conseille son Stabat Mater.

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Le musicien

Un original

Il faut savoir qu’après avoir été une véritable attraction musicale au début du XVIIIe siècle, Vivaldi est tombé dans l’oubli pour n’en ressortir qu’au début du 20e siècle. Par delà son extravagance, suscitant parfois le scandale (il affichait volontiers son goût de l’argent), il fut un musicien extraordinaire. A la fois virtuose, chef d’orchestre à l’oreille parfaite et compositeur, on lui doit nombre de combinaisons de rythmes et d’harmonies et d’avoir mis sur le devant de la scène des instruments qui y étaient peu habitués comme le violoncelle, le basson, la mandoline ou l’orgue.

Concerto

Il écrivit plus de 500 concertos, dont ses très célèbres Quatre Saisons. Il prit de l’écart avec le concerto grosso, tel que le pensait Corelli, pour se rapprocher du concerto de soliste en trois mouvements vif-lent-vif. En Allemagne, un très célèbre compositeur était plus qu’admiratif de ses concertos et en transcrivit un très grand nombre, il s’agit de Jean-Sébastien Bach.

C’était aussi un grand compositeur d’opéras, il en composa plus de 90, en comptant les participations dans des pièces d’autres compositeurs, passant par tous les genre, de l’histoire biblique au récit féérique.

L’intensité du compositeur

Vivaldi savait se soucier de la couleur et des spécificités des instruments, les rendant les plus vivants possible, le plaçant ainsi comme un véritable orchestrateur. Il savait par exemple faire preuve d’une grande gaieté dans ses mouvements vifs mais aussi d’ une profonde intensité dans ses mouvements lents.

 

Sources

VIGNAL, Marc, Dictionnaire de la musique, Editions Larousse, 2005.

 

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