Gluck : Orphée et Eurydice


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Orphée et Eurydice (titre original en italien Orfeo ed Euridice) est le trentième et plus célèbre opéra de Christoph Willibald Gluck. Il s’agit d’une azione teatrale per musica, ou, selon les indications de la version française, d’une tragédie opéra (drame héroïque) en trois actes. Il raconte le mythe grec d’Orphée etEurydice.

Versions

Il en existe au moins quatre versions différentes :

  • la version originelle viennoise, en italien, où le rôle-titre masculin est confié à un contralto castrat ;
  • la version de Parme, encore en italien, réorganisée en un seul acte (une sorte d’acte de ballet à la française), où le rôle-titre est transposé par Gluck lui-même pour le soprano castrat, Vito Giuseppe Millico ;
  • la version de Paris, en français, modifiée et élargie par Gluck lui-même, où le rôle-titre est chanté par une haute-contre ;
  • la version arrangée par Berlioz au XIXe siècle, où le rôle-titre est confié à une mezzo-soprano.

Argument

Après une ouverture enlevée et joyeuse, le rideau se lève à l’acte I sur une scène de déploration. Orphée et le chœur se lamentent près du tombeau d’Eurydice. Orphée, resté seul, prend la résolution de mettre fin à ses jours lorsqu’il apprend de l’Amour qu’il pourra récupérer Eurydice s’il parvient à convaincre l’Enfer, à la seule et unique condition qu’il ne regarde pas son épouse lors du trajet de retour à travers les enfers.

À l’acte II, un très impressionnant chœur infernal tente de barrer la route à Orphée mais, par son chant, ce dernier parvient à émouvoir les esprits qui lui cèdent le passage. Un ciel serein succède aux sombres bords du Cocyte, prétexte dans la version parisienne à un ravissant ballet des Ombres heureuses. Eurydice paraît et retrouve Orphée.

À l’acte III, les deux époux remontent vers la terre mais Eurydice s’inquiète de l’indifférence d’Orphée qui ne peut la regarder avant de retrouver le monde des vivants. À l’écoute de ses reproches, il ne peut s’empêcher de se retourner et elle expire dans ses bras. Orphée se lamente dans le célèbre Che farò senza Euridice (dans la version française : J’ai perdu mon Eurydice). L’Amour surgit pour l’empêcher de se suicider et lui rend Eurydice, l’œuvre s’achevant dans la version parisienne par un long ballet.

Propositions d’écoute

 

 

Version Klassik se propose de vous fournir un contenu pertinent et intéressant pour toute la musique classique, mais cela prend du temps. D’ici à ce que cela soit achevé, nous vous proposons une ébauche d’article copié de Wikipédia (et donc sous licence Creative Commons) et agrémentée de vidéos.

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