Mozart : Concerto pour piano n°21


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Le concerto pour piano n°21 de Mozart en do majeur (K 467), terminé le 9 mars 1785 figure parmi les œuvres les plus connues et appréciées de Mozart, tout particulièrement son Andante.

Enregistrements

Itunes et Amazon, distributeurs partenaires, vous permettent l’écoute de 30 secondes de chaque morçeau afin de faire au mieux votre choix.

En toute honnêteté, je n’ai pas trouvé pléthore de bons enregistrements, ce qui m’amène à être assez restrictif dans cette sélection.
Le premier choix est le seul qui m’ait réellement convaincu. Il s’agit d’Abbado avec Gulda au piano. D’abord charmante et entraînante dans le premier mouvement, elle sait aller vers la douceur avant de revenir vers la brillance. L’Andante est particulièrement réussi : l’orchestre est irréprochable et le piano réussit vraiment à donner du baume au coeur par la beauté de son jeu. Le dernier mouvement, rapide et frivole, conquiert par ses couleurs chatoyantes dans ce magnifique Allegro Assai

Wolfgang Amadeus Mozart, Concerto pour piano n°21, Claudio Abbado avec le Wiener Philarmoniker, Friedrich Gulda.


La deuxième proposition est moins enthousiaste, mais Rowicki et Haebler signent ici un enregistrement fin et subtil, un trop trop lent à mon goût dans l’Andante, et dont le troisième mouvement est excellemment interprété. En effet, le côté solennel de l’orchestre contraste élégamment avec la délicatesse du piano. Disponible uniquement en MP3 chez Amazon.

Wolfgang Amadeus Mozart, Concerto pour piano n°21, Witold Rowicki avec le London Symphony Orchestra, Ingrid Haebler.

 

Enfin, l’enregistrement ci-dessous est un peu trop inégal pour être proposé ici (surtout au niveau du son). Je ne vous recommande que son Andante, qui est tout à fait comme on souhaiterait le voir joué !

Wolfgang Amadeus Mozart, Concerto pour piano n°21, Theo Guschlbauer avec le Gulbenkian Fundation Orchestra, Maria-Joao Pires.

Basé sur l’écoute de 38 enregistrements.

Autour de l’oeuvre

Premier mouvement : Allegro Maestoso

Le premier thème, une marche au ton auguste, créé par un jeu de réponses entre cordes et vents, se poursuit par un second thème sous forme de dialogue entre la flûte et les hautbois. Le thème initial revient en imitations et ritournelle avant l’entrée du piano qui n’égrène que quelques notes, vites suivies du retour de la marche à l’orchestre. Le piano revient alors dans un contrepoint brillant et plein de grâce, suivi du développement empli de chromatismes variés. L’orchestre ramène le thème premier avant la réexposition qui réitère l’ensemble.

Deuxième mouvement : Andante

L’orchestre instaure le premier thème, paysage céleste et aérien, qui vient se poursuivre au piano accompagné par les pizzicatos des violons, altos et violoncelles. La sublime poésie se versera escortée par les bois et les vents jusqu’à son terme.

Mouvement 3 : Allegro vivace assai

Ce rondo sonate expose à l’orchestre son timbre radieux et chatoyant, repris au piano avant le retour du tutti. Plusieurs intermèdes au piano, entrecoupés d’invitations de flûte, hautbois et basson pour le premier, sous forme de jeu de réponses entre le soliste, les bois et les vents pour le deuxième, puis le dernier exposera à nouveau tout cela avec quelques légers changements. Après un retour de l’orchestre, une cadence conduit à un ultime refrain.

 

Sources

TRANCHEFORT, François-Marie, Guide de la musique symphonique, Editions Fayard, 1987.

 

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