Mozart : Symphonie n°25


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La Symphonie n°25 en sol mineur, KV. 183 est une symphonie composée par Wolfgang Amadeus Mozart fin 1773.

Entre 1770 et 1774, Mozart composa une vingtaine de symphonies, donnant un bel exemple de la « production de série » que lui imposaient de nombreuses commandes et un programme de concerts important. Malheureusement, cette production massive n’est pas compatible avec une qualité toute « mozartienne » : ainsi la plupart des symphonies entre KV. 75 et KV. 202 sont assez inintéressantes bien qu’élégantes et spirituelles.

La Symphonie n°25 en sol mineur est une exception à la règle. Elle fut composée certainement en octobre 1773, mais rien ne prouve cette date. On parle de miracle pour toutes les œuvres en sol mineur de Mozart : elles expriment une inquiétude, une angoisse et installent une atmosphère tragique que rien ne paraît pouvoir apaiser.

Cette symphonie tragique, rageuse, lancinante, ancêtre de la fameuse Symphonie n°40 (pour cette raison on la surnomme la « petite sol mineur »), se découpe comme la plupart des autres, en quatre mouvements :

  1. Allegro con brio
  2. Andante
  3. Menuet et Trio
  4. Allegro

L’Allegro con brio initial débute sur un thème célèbre d’une violence inouïe jusqu’alors. Parsemant tout le premier mouvement, ce thème perpétue le sentiment de mort tandis que les hautbois s’élancent subtilement dans un chant mélodieux et nostalgique. La coda du mouvement, construite sur un canon du thème initial, montre une volonté d’inquiéter l’auditeur en prolongeant le « suspens » pour les mouvements suivants.

L’Andante qui suit contraste fortement avec la violence de ce qui a été entendu au premier mouvement. Les sonorités et les modulations de ce mouvement lent n’en sont pas moins extrêmement pathétiques et cet Andante est peut-être encore plus préoccupant que l’Allegro précédent.

Le Menuet en lui-même respire la nostalgie, la tristesse, la mélancolie. Le Trio, confié uniquement aux vents, est la seule note joyeuse de la symphonie, bien que là aussi nostalgique.

Avec le dernier Allegro, les arpèges lancinants de l’ouverture reprennent de plus belle, conférant à ce finale la tâche de montrer l’angoisse perçant partout et constamment.

Ce schéma de symphonie en sol mineur où seul le Trio riposte à la gravité de l’Andante, à la pugnacité du Menuet et à la violence du finale et du premier mouvement, sera exactement repris en 1788 lors de la composition de la Symphonie n°40.

Propositions d’écoute

Par Marriner

Par Böhm

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