Mozart : Les Noces de Figaro


shadow

Le nozze di Figaro , K. 492 (Les Noces de Figaro en français) est un opéra-bouffe de Wolfgang Amadeus Mozart, sur un livret en italien de Lorenzo da Ponte inspiré de la comédie de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro.

La première représentation eut lieu le au Burgtheater de Vienne.

L’opéra est le premier des trois issus de la collaboration entre Mozart et Lorenzo da Ponte, les deux autres étant Don Giovanni et Così fan tutte. C’est Mozart qui choisit initialement la pièce de Beaumarchais,Le Mariage de Figaro, et qui l’apporta à da Ponte, qui, en l’espace de six semaines, en fit un livret en italien, en ôtant par ailleurs du texte toutes les références politiques de l’original. Contrairement à ce que l’on pense souvent, le livret reçut l’approbation de l’empereur Joseph II, avant même que Mozart n’en commence la partition. Il est vrai que ce souverain avait interdit en février 1785, la représentation de la pièce de Beaumarchais au théâtre de Vienne.

La société impériale pour l’opéra italien paya à Mozart 450 florins pour l’œuvre ; c’était là le triple du (maigre) salaire qu’il avait reçu lorsqu’il travaillait comme musicien de la cour à Salzbourg. De son côté, da Ponte reçut la somme de 200 florins.

L’empereur Joseph II fut indirectement responsable de la préservation de cette magnifique partition pour la postérité : il cherchait en effet un opéra afin qu’il soit produit à la Cour Impériale, et l’œuvre de Mozart faisait partie de celles qui étaient envisagées pour cela, de même que plusieurs autres, écrites par des compositeurs contemporains. Avec le peu de succès que Mozart avait obtenu jusque là, il avait, dit-on, juré que si son travail n’était pas retenu, il jetterait toute la partition au feu.

L’œuvre connut un succès croissant. Après la première représentation, huit autres représentations furent données et ce jusqu’à la fin de la même année. En témoigne une lettre du père de Mozart à sa fille :

« Lors de la deuxième représentation, cinq numéros ont été répétés, et sept à la troisième, dont un petit duetto qu’il a fallu chanter trois fois. » 
De même l’Empereur stipula, un peu comiquement, qu’« il sera interdit de répéter tout morceau destiné à plus d’une voix » dans un souci de « ne pas allonger la durée des opéras. »

Cependant la reconnaissance ne fut pas unanime ; en effet, une partie de la noblesse ne comprenant pas l’œuvre, celle-ci la délaissa. La réception fut donc mitigée.

Airs célèbres

  • Air de Figaro « Non più andrai » – Acte I
  • Air de Cherubino (Chérubin) « Voi che sapete » – Acte II
  • Air de la comtesse « Porgi, amor » – Acte II
  • Récitatif et air de la comtesse « E Susanna non vien… Dove sono » – Acte III

 

Propositions d’écoute

Par Maria Callas

Par Harnoncourt

Par d’Arcangelo

Version Klassik se propose de vous fournir un contenu pertinent et intéressant pour toute la musique classique, mais cela prend du temps. D’ici à ce que cela soit achevé, nous vous proposons une ébauche d’article copié de Wikipédia (et donc sous licence Creative Commons) et agrémentée de vidéos.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *