Mozart : Symphonie n°40


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La Symphonie n°40 en sol mineur (K550) de Mozart fut terminée le 25 juillet 1788. On en trouve deux versions différentes : la seconde comporte une partie de clarinettes, ce qu’on ne trouve pas dans la première. Elle fut particulièrement appréciée à l’époque romantique pour sa tension incomparable, par moment presque insoutenable.

Enregistrements

 

Furtwängler signe ici une symphonie tout à fait incroyable, essentiellement par la tension qu’elle génère. Après un premier mouvement tout en puissance, la suite devient à mesure plus tendue pour être par moments presque insoutenable, nerveusement parlant, comme dans l’Allegro final. Le son est désuet mais la nervosité de l’oeuvre fait vite oublier sa qualité qui reste convenable.

Wolfgang Amadeus Mozart, Symphonie n°40, Wilhelm Furtwängler avec le Wiener Philarmoniker.

Claudio Abbado aborde cette Symphonie d’une façon beaucoup plus gracieuse et harmonieuse. Le ton est charmant et le maestro sait admirablement distiller la tension. On pourrait dire que par rapport à Furtwängler, il gagne en délicatesse ce qu’il perd en tension.

Wolfgang Amadeus Mozart, Symphonie n°40, Claudio Abbado avec le London Symphony Orchestra.

L’Orpheus Chamber Orchestra a su nous livrer une symphonie n°40 légère, gracile et agréable. L’enregistrement est ainsi le moins nerveux des trois, sans être semblable à Abbado. Disponible uniquement en version mp3 sur Amazon.

Wolfgang Amadeus Mozart, Symphonie n°40, Orpheus Chamber Orchestra.

Basé sur l’écoute de 65 enregistrements

Autour de l’œuvre

Premier mouvement : Molto allegro

Quelques notes à peine après le début des altos, le thème surgit aux violons suivi des vents à sa répétition, conférant tout de suite une atmosphère pleine de tension à l’ensemble.

Le second thème aux cordes fait retrouver le calme, puis c’est la réponse des hautbois et clarinettes. L’ordre s’inverse à la répétition. A sa suite commence le développement, portant encore plus loin la tension du thème initial aux violons, qui va augmentant dans l’affrontement des pupitres. Une transition des vents amène la réexposition, qui dévoile une nouvelle partie du premier thème où s’opposent vivement les premiers violons et les basses. La coda conclut en ne laissant diminuer toute l’intensité de ce premier mouvement.

Deuxième mouvement: Andante

Le thème pittoresque de l’Andante débute chuchoté par les altos, suivi du chant harmonieux des violons. Un nouveau motif s’égrène aux basses, conférant une atmosphère pleine de grâce, accompagné par les bois. Le second thème apparaît soudainement, toujours suivi de la partie précédente aux bois. Le premier thème revient aux cordes, puis les vents amènent à une cadence. Le développement assombrit l’atmosphère par son jeu angoissant du premier thème, qui persistera dans une réexposition à l’ambiance toute aussi lourde et angoissante.

Troisième mouvement : Menuetto , Allegretto

Les cordes introduisent un thème bucolique mais toujours oppressant. Les vents leur prennent alors la suite dans un chant affable et plaisant, soutenu par les cors. Au retour des cordes, une tension angoissante s’instaure à nouveau progressivement.

Quatrième mouvement : Allegro Assai

Le premier thème, d’allure aussi emportée que tourmentée marque un coup d’arrêt l’espace de quelques instants, pour revenir plus violent encore en refrain. Le second thème, bien plus serein qui débute au quatuor, se poursuit aux vents comme un ilot de paix entre la fièvre du premier thème et la colère insoutenable du développement. La réexposition ramène une fois le thème initial et le second sujet, poursuivant sa terrible ardeur jusqu’à une coda qui ne laisse aucune chance de repos.

 

Sources

TRANCHEFORT, François-Marie, Guide de la musique symphonique, Editions Fayard, 1986.

 

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