Découvrir le violon


Le violon est avant la période baroque un instrument assez peu considéré, qui est utilisé pour accompagner des danses populaires. En effet, les princes lui préfèrent les luths et violes à la Renaissance.

L’époque baroque

Les premières oeuvres au violon sont d’Italie, tout comme les premiers luthiers. Monteverdi utilisera abondamment le violon dans son premier opéra, L’Orfeo et ses pairs commenceront à employer cet instrument à la même époque. Il se répand ensuite en Allemagne et en France (avec Lully), dans la deuxième moitié du XVIIe siècle. A nouveau en Italie, deux formes se développent et utilisent grandement le violon : il s’agit du concerto et de la sonate, portés par Vivaldi et Corelli. Ils inspireront Couperin, Bach, et bon nombre de compositeurs italiens dont s’inspireront eux-même Haendel et Telemann. Une grande école française s’est distinguée dans le violon, dont le plus connu est Leclair.

 

Le classicisme

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, l’orchestre symphonique naît à Mannheim et la conception violon est depuis transformée : il est devenu la base de l’orchestre, conçu comme masse. Mozart sera un des premiers à utiliser cet orchestre symphonique dans ses compositions. A cette période, le violon est devenu « le roi des instruments » ; il est plébiscité au très célèbre Concert Spirituel (la première grande salle de concerts de Paris) avec Viotti et Gaviniès.

 

Le romantisme

Le violon est toujours l’instrument roi, mais désormais les solistes lui préfèrent le piano. Son jeu devient véritablement virtuose avec Paganini, qui inspirera grandement le jeu de piano, notamment chez Liszt. Toutefois, sa musique porte assez peu en d’Italie, car elle lui préfère l’opéra. Dans le monde germanique, les compositeurs continuent de lui vouer d’excellents concertos, comme avec Beethoven, Mendelssohn et Brahms. En France, une école de violon naît autour de Massart et Vieuxtemps, puis une nouvelle garde viendra leur succéder : celle de Saint-Saëns, Lalo, Fauré, Franck, et de Chausson. Les écoles nationales à l’Est et au Nord ont aussi des pages tout à fait remarquables pour l’instrument en essayant de faire progresser les principes de composition, comme Tchaïkovsky, Grieg et Sibelius.

 

L’époque moderne

A leur suite, les compositeurs modernes ont encore repoussé les manières d’écrire, comme avec Debussy, Ravel, Roussel en France ; en Russie, Prokofiev et Chostakovitch ; à Vienne, Schönberg, Webern et Berg ; entre ces deux cosmes, on retrouve également Bartok et Martinu.

Sources

VIGNAL, Marc, Dictionnaire de la musique, Editions Larousse, 2011

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