Découvrir la symphonie romantique


La symphonie romantique est assez vaste, surtout si on y ajoute comme ici les poèmes symphoniques et la musique à programme. Ces deux dernières, sans rentrer dans des détails fastidieux, sont sur la forme des genres à part, mais dans le fond, ce sont des symphonies. Cet article est amené à être révisé et augmenté.

Symphonie

Les symphonistes romantiques sont légion. Heureusement, Beethoven peut nous aider à faire un tri : le compositeur a révolutionné la symphonie romantique et préfigure tout la suite du XIXe siècle. Ainsi, si vous aimez :

  • la 3e (l’Héroïque), dirigez vous vers les symphonies nationales du type héroïque,
  • la 5e, dirigez vous vers la musique à programme,
  • la 6e (la Pastorale), dirigez vous vers les symphonies descriptives et les poèmes symphoniques,
  • la 8e, dirigez vous vers l’école romantique allemande,
  • la 9e (la Symphonie avec choeurs), dirigez vous vers l’Ultrasymphonie

Symphonies nationales

Elles sont le fait d’écoles nationales, sous-entendu d’autres pays que les germaniques. Ils offrent un soutien et se développent de pair avec les nationalismes du XIXe siècle. Il y a une école russe, tchèque, scandinave, française et d’autres plus restreintes. Le terme descriptive est un peu vague et est surtout construit en opposition avec le style « héroïque ».

Ecole russe (essentiellement descriptive)

Ecole tchèque

  • Smetana : héroïque : la Triomphale
  • Dvorak : héroïque, la 9e (du Nouveau Monde) ; descriptive, la 3e et la 7e

Ecole scandinave

  • Sibelius : héroïque, 2e ; descriptive, les 3e, 5e et 7e

Ecole française (essentiellement descriptive)

  • Saint-Saëns,
  • d’Indy,
  • Chausson,
  • Dukas,
  • Franck,
  • Roussel,
  • Fauré.

Ecole romantique allemande

Le genre désigne les allemands à la suite de Beethoven, réunis autour de Brahms (qui est en opposition avec Wagner).

  • Mendelssohn : ses 3e (Ecossaise) et 4e (Italienne)
  • Brahms : la 2e, la 3e (Héroïque), et la 4e
  • Schumann : la 3e (pastorale), la 4e (très moderne)

Ultrasymphonie

A la suite de Beethoven, certains symphonistes innovent en créant des oeuvres gigantesques comme avec :

  • Mahler : la 1ère, 3e (très pastorale), 9e ; avec chants : la 2e, 8e (des Mille) et Le Chant de la Terre
  • et Bruckner : surtout la 4e (la Romantique), et la 7e ; mais aussi la 8e (monumentale) et la 5e (très « théologique »), 

Au XXe siècle, Chostakovitch a également composé des symphonies avec chant, comme dans ses 13e et 14e.

Les oeuvres de Mahler de Bruckner sont plus tardives que les écoles nationales et les « Néoclassiques », et souvent empreintes de modernité (c’est à dire qu’elles ressemblent parfois aux oeuvres impressionnistes de Debussy et Scriabine).

Musique à programme et poème symphonique

La frontière est parfois ténue entre les deux genres, qui sont des formes plus libres que la symphonie.

  • Berlioz (Symphonie fantastique)
  • Liszt (Dante et Faust Symphonie)
  • Richaud Strauss (Alpensymphonie)
  • Tchaïkovsky (Roméo et Juliette, Manfred)
  • Smetana (La Moldau)
  • Rachmaninov (Ile des Morts)
  • Moussorgsky (Tableaux d’une exposition, Nuit sur le Mont Chauve)
  • Rimsky-Korsakov (Schéhérazade)
  • Saint-Saëns (Danse Macabre et Phaéton)
  • Dukas (Apprenti-Sorcier)
  • Holst (Les Planètes)

Sources

BRISSON, Elisabeth, La musique, Editions Belin, 1993
VIGNAL, Marc, Dictionnaire de la musique, Editions Larousse, 2011

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