Chostakovitch : Symphonie n°5


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La Symphonie n°5 en ré mineur fut créée par Dimitri Chostakovitch le 21 novembre 1937 à Leningrad, aujourd’hui Saint-Pétersbourg, sous la baguette d’Evgeni Mvravinski. Elle fut écrite en trois mois, dans un style que le compositeur souhaitait simple et intelligible et fut immédiatement un immense succès, contrastant par là avec ses œuvres précédentes.

Enregistrements

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La version de Gergiev est bien la plus théatrâle ! Elle est toute en puissance et en tension, particulièrement dans le finale, qui résonne d’une dimension héroïque

Dimitri Chostakovitch, Symphonie n°5, Valery Gergiev avec le Mariinsky Orchestra

A la fois puissante et nuancée, la version de Solti est plus en finesse et donc moins en tension que la précédente, mais le dosage est très bien mené entre puissance dans les moments forts et finesse dans les moments plus sereins.

Dimitri Chostakovitch, Symphonie n°5, Georg Solti avec le Wiener Philarmoniker

On sent toute la fougue de Previn dans cet enregistrement qui sait faire preuve de puissance, d’impatience, et d’une tension toute en intensité dans le finale !

Dimitri Chostakovitch, Symphonie n°5, André Previn avec le Chicago Symphony Orchestra

Basé sur l’écoute de 21 enregistrements

Autour de l’oeuvre

Premier mouvement : Moderato

Les cordes, puis plus spécifiquement les violons commencement par fixer l’atmosphère du premier thème, nerveux et angoissant. Ce thème est ensuite partiellement repris en contrepoint. Les violons exposent ensuite le second thème, une mélodie sereine (en mi bémol mineur) contrastant avec les accords des cordes, par un accord facilement identifiable noire-deux croches.

La flûte, suivie de la clarinette ensuite prolongent par un thème pastoral, et s’enchaîne rapidement le développement des deux premiers thèmes, marqué par les staccatos du piano et des cordes, bientôt suivis par les cuivres. Le premier thème passe d’abord aux trombones, puis à tout l’orchestre ; pendant ce temps grandit aussi le second thème et les deux se rejoignent bientôt fortissimo. La fin du premier mouvement est une coda reprenant l’ensemble des thèmes, et va diminuendo.

Deuxième mouvement : Allegretto

Le deuxième mouvement est un scherzo assez bref et guilleret, surtout au niveau des bois introduisant ledit scherzo, suivis de staccatos au basson puis d’un thème aux cors auquel répond un violon en soliste par un thème enjoué.

Troisième mouvement : Largo

Les cordes commencent ce troisième mouvement dans un style simple et rêveur, que continuent la harpe et la flûte. C’est ensuite le retour du tutti, suivi d’une mélodie au hautbois. Puis des cordes qui font résonner leurs trémolos, que reprennent plusieurs instruments. Les cordes reprennent à nouveau la mélodie du hautbois, et on assiste au paroxysme du Largo. Enfin, le mouvement se termine avec une coda.

Quatrième mouvement : Allegro non troppo

Le thème principal de ce dernier mouvement est à la trompette et aux timbales sur un ton enjoué. Il se dégage aussi un thème secondaire, assez « populaire », qui sera repris plus calmement. La suite du mouvement est « Poco animato », où le thème principal se fait entendre et se transforme progressivement. Cette symphonie se termine dans un finale en ré majeur qui se veut grandiose, mais dont on sent que Chostakovitch l’a crée clinquant et creux afin qu’il convienne aux cadres du Parti.

 

Sources

TRANCHEFORT, François-Marie, Guide de la musique symphonique, Editions Fayard, 1986.

 

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