Rachmaninov : Rhapsodie sur un thème de Paganini


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La Rhapsodie sur un thème de Paganini op. 43 a été composée par Serge Rachmaninov à la villa « Senar » en Suisse et créée le 7 novembre 1934 à Baltimore. Sans en porter le nom, elle est en fait son cinquième et dernier concerto pour piano, qui consiste en 24 variations sur le thème du 24e Caprice pour violon de Paganini.

Enregistrements

Itunes et Amazon, distributeurs partenaires, vous permettent l’écoute de 30 secondes de chaque morçeau afin de faire au mieux votre choix.

 

Pletnev et Pesek, c’est Byzance ! Cet enregistrement est tout bonnement excellent : beau, passionné, touchant, il manque peut-être très légèrement de coffre dans la Variation n°18, mais après un tel rendu, est-ce grave ? Je ne pense pas.

Serge Rachmaninov, Rhapsodie sur un thème de Paganini, Libor Pesek avec le Philarmonia Orchestra, Mikhaïl Pletnev.

A la suite du premier, une autre Rhapsodie tout aussi magnifique : celle d’Haitink et Ashkenazy où tout est délicat et charmant. Mention spéciale pour la Variation n°18.

Serge Rachmaninov, Rhapsodie sur un thème de Paganini, Bernard Haitink avec le Philarmonia Orchestra, Vladimir Ashkenazy.

Face à ces deux géants de la Rhapsodie, Janssons et Rudy signent une oeuvre de très bonne facture, délicate et romancée qui fait aussi montre d’une tension agréablement distillée.

Serge Rachmaninov, Rhapsodie sur un thème de Paganini, Mariss Janssons avec l’Orchestre Philarmonique de Saint-Pétersbourg, Mikhaïl Rudy.

Basé sur l’écoute de 39 enregistrements.

Autour de l’oeuvre

La Rhapsodie commence par… une première variation sur le thème. Le thème se fait alors entendre aux violons, accompagnés par le piano. Les dix premières variations ont au final la structure d’un allegro de concert. La septième variation laisse entendre parallèlement le thème du Dies Irae au piano.

Les variations 8 et 9 tranchent par leur atmosphère virevoltante et tourmentée. La dixième variation est toujours dans le même esprit, mais reprend également le thème du Dies Irae. La onzième est vraiment dissemblable de ses voisines par son ton visiblement inspirée des impressionnistes La douzième est pleine de mélancolie à travers le son de la clarinette, puis du cor et des violons.

Les variations treize et quatorze reprennent l’esprit impétueux et violent des 8e et 9e et l’amplifie avant de se pacifier. Une courte transition au piano emmène vers la quinzième, faisant office de cadence par sa virtuosité, et son ton brillant et élégant. Les variations seize et dix-sept conservent une atmosphère tendue et tourmentée

La dix-huitième variation est sans conteste le moment le plus franchement romantique et délicat Les variations dix-neuf à vingt-et-un relèvent du même esprit haletant mais joyeux, et sont le début du finale. Les suivantes sont plus impétueuses. La dernière variation réintègre le thème du Dies Irae et elle conclut d’une pirouette la rhapsodie. 

 

Sources

TRANCHEFORT, François-Marie, Guide de la musique symphonique, Editions Fayard, 1987.

 

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