Chopin : Scherzos


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Les quatre scherzos de Frédéric Chopin sont des œuvres pour piano composées entre 1831 et 1842. De ces scherzos, Alfred Cortot disait : « Ce sont des jeux, cependant, mais terrifiants ; des danses, mais enfiévrées, hallucinantes ; elles semblent ne rythmer que l’âpre ronde des tourments humains ». Comme pour les Nocturnes, les Polonaises ou les Études, Chopin se réapproprie un matériau musical traditionnel, en l’occurrence le scherzo, et le transcende totalement. Ici, on pourrait presque employer un anachronisme en qualifiant ces scherzos d’« expressionistes ». Romantiques certes, mais d’un romantisme noir et tranchant. L’aspect léger et divertissant du scherzo semble comme troublé, déformé et « dérangé » par les assauts graves et fiévreux du génie de Chopin, par ses fulgurances et ses audaces harmoniques. Chez Chopin, le scherzo n’est pas une plaisanterie comme les autres, elle est empreinte d’un voile obscur et inquiétant qui élève le genre vers des sommets d’expressivité. Bref, le scherzo du Polonais n’a pas d’équivalent. Pour exemple, le seul point commun avec les scherzos de Beethoven est la mesure à 3/4 durant les mouvements très rapides.

Propositions d’écoute

Par Arrau

Par Rubinstein

Par Richter

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